Rupture conventionnelle : procédure, indemnité, délais · Heldert
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La rupture conventionnelle, sans détour

La procédure étape par étape, les délais à respecter, l'indemnité minimale à calculer, et ce qui change fiscalement en 2026.

⏱ 6 min de lecture· À jour au 12 septembre 2026· Sources officielles
La rupture conventionnelle en clair
La procédure, étape par étape
1Entretien(s)
Au moins un entretien pour définir les conditions. Le salarié peut se faire assister.
—
2Signature
Convention signée (Cerfa), avec remise obligatoire d'un exemplaire au salarié.
jour J
3Rétractation
Chacune des parties peut se rétracter, sans justification.
15 j calendaires
4Homologation
Demande à la DREETS (via TéléRC). Silence de l'administration = accord tacite.
15 j ouvrables
5Rupture
Le contrat prend fin, au plus tôt le lendemain de l'homologation.
≈ J+35 à 45

Calculer l'indemnité minimale

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Voici ce plancher.

Salaire de référence (brut mensuel)
€ / mois
Ancienneté
ansmois
Indemnité minimale (plancher)
2 500,00 €
C'est le minimum légal : l'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Elle est négociable à la hausse, sans plafond.

Le salaire de référence est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et le tiers des 3 derniers mois. Si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement supérieure, c'est elle qui sert de plancher. Estimation, à jour 12 septembre 2026.

Impôts & cotisations 2026

Ce qui change côté fiscal

L'indemnité est en général exonérée dans les mêmes limites que l'indemnité de licenciement, mais l'employeur paie une contribution spécifique.

Impôt sur le revenu
Exonéré à hauteur du montant légal/conventionnel, ou de 50 % de l'indemnité, ou de 2× le salaire annuel brut — plafonné à 6 PASS (288 360 €).
Cotisations sociales
Exonérées dans la limite de 2 PASS (96 120 €). Au-delà, la fraction est soumise.
Contribution patronale : 40 %
Depuis 2026, l'employeur acquitte 40 % (contre 30 % avant) sur la part exonérée de cotisations, sans plafond.
Salarié pouvant partir en retraite
Pas d'exonération : l'indemnité est soumise à cotisations, CSG/CRDS et impôt dès le 1er euro.

Rupture, démission, licenciement : ne pas confondre

Rupture conventionnelle
D'un commun accord. Indemnité au moins égale au licenciement + droit au chômage.
Démission
À l'initiative du salarié. Pas d'indemnité, et pas de chômage (sauf cas particuliers).
Licenciement
À l'initiative de l'employeur, pour un motif. Indemnité légale + droit au chômage.

Les questions qu'on nous pose

Au moins l'indemnité légale de licenciement : un quart de mois de salaire par année d'ancienneté sur les dix premières années, un tiers au-delà, à partir de 8 mois d'ancienneté (article L1237-13). Si la convention collective prévoit une indemnité de licenciement plus favorable, c'est ce montant qui sert de plancher. Rien n'empêche de négocier au-dessus.

Après la signature, un délai de rétractation de 15 jours calendaires s'applique à chacune des parties. Ensuite, l'employeur demande l'homologation à la DREETS, qui dispose de 15 jours ouvrables pour se prononcer : son silence vaut homologation. La rupture prend effet au plus tôt le lendemain de l'homologation, soit environ 35 à 45 jours après la signature.

Oui. Après une rupture conventionnelle homologuée, le salarié est considéré comme involontairement privé d'emploi et peut percevoir l'allocation chômage (ARE), sous les conditions habituelles. C'est la grande différence avec la démission, qui n'y ouvre pas droit (sauf cas particuliers).

En général, l'indemnité est exonérée d'impôt et de cotisations dans les mêmes limites que l'indemnité de licenciement (plafonds indexés sur le PASS 2026 = 48 060 €). Mais l'employeur acquitte une contribution patronale spécifique, portée à 40 % en 2026, sur la part exonérée de cotisations. Et si le salarié peut déjà partir à la retraite, l'indemnité est soumise dès le premier euro.

Non. La rupture conventionnelle individuelle ne concerne que le CDI, hors période d'essai. Pour un CDD, il existe la « rupture d'un commun accord », qui obéit à d'autres règles.

La convention est nulle. La jurisprudence est constante : à défaut de remise d'un exemplaire signé au salarié, la rupture produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. C'est une formalité à ne jamais négliger.

Sources

Procédure, délais, indemnité et régime 2026 vérifiés aux sources officielles, à jour au 12 septembre 2026.

Une sortie propre, jusqu'au solde de tout compte.

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