Dix obligations qui passent souvent inaperçues, avec pour chacune le seuil, ce qu'elle impose, et ce qu'elle coûte vraiment en cas de contrôle. Faites votre check-up en deux minutes.
10 obligations que les PME laissent le plus souvent de côté. Rien n'est enregistré : ce diagnostic reste sur votre écran.
Plusieurs angles morts. Commencez par le DUERP, le suivi médical et la mutuelle : ils s'appliquent dès le premier salarié.
Le détail de chaque obligation (seuil, ce qu'elle impose, la sanction) est juste en dessous. À jour au 12 septembre 2026.
À la suite de la loi du 24 octobre 2025 (applicable en 2026), l'« entretien professionnel » devient l'« entretien de parcours professionnel » : il passe de tous les 2 ans à tous les 4 ans, et l'état des lieux récapitulatif de 6 à 8 ans. Beaucoup de PME appliquent encore l'ancien rythme. La sanction dès 50 salariés (abondement CPF de 3 000 €) reste, elle, d'actualité.
Pour chacune : à partir de quel effectif elle s'applique, ce qu'elle impose concrètement, et le coût réel du manquement.
Évaluer et transcrire les risques professionnels, avec une mise à jour au moins annuelle dès 11 salariés, à chaque changement important, et une conservation de chaque version pendant 40 ans.
À la suite de la loi du 24 octobre 2025 (applicable en 2026), l'ancien « entretien professionnel » devient l'entretien de parcours professionnel : tous les 4 ans (et non plus 2), avec un état des lieux récapitulatif tous les 8 ans (et non plus 6).
Dès que l'effectif atteint 11 salariés pendant 12 mois consécutifs, l'employeur doit organiser les élections du comité social et économique (même sans candidat : un PV de carence est établi).
Proposer une complémentaire santé collective couvrant au moins le panier de soins ANI, financée à au moins 50 % par l'employeur, à caractère collectif et obligatoire (contrat responsable).
Pour chaque cadre, cotisation à la charge exclusive de l'employeur égale à 1,50 % de la tranche A (rémunération sous le plafond Sécu), affectée en priorité au risque décès.
Calculer chaque année une note sur 100, la publier sur son site au plus tard le 1er mars, et la transmettre à l'administration (Egapro) et au CSE.
Employer des bénéficiaires à hauteur de 6 % de l'effectif, déclarer chaque année la DOETH dans la DSN d'avril, et verser la contribution AGEFIPH si le taux n'est pas atteint.
Organiser la visite d'information et de prévention dans les 3 mois suivant l'embauche (renouvelée au plus tard tous les 5 ans) ; pour les postes à risque, un examen d'aptitude avant affectation et un suivi renforcé.
Dès qu'un CSE existe (11 salariés), il désigne un référent harcèlement parmi ses membres ; les entreprises d'au moins 250 salariés désignent en plus un référent employeur. Information des salariés par tout moyen.
Afficher physiquement le socle obligatoire (inspection du travail, service de santé au travail, secours, consignes de sécurité, interdiction de fumer, lieu de consultation du DUERP, membres du CSE) et diffuser le reste par tout moyen (convention, égalité, harcèlement).
Beaucoup de contraventions s'appliquent « par salarié » : multipliées par l'effectif, elles grimpent vite. D'autres manquements se paient en redressement URSSAF ou aux prud'hommes.
Quatre obligations moins visibles, mais tout aussi contrôlées.
Seuils et sanctions vérifiés aux sources officielles (code du travail, Légifrance, service-public, URSSAF), à jour au 12 septembre 2026.
Montants indicatifs : plusieurs pénalités (OETH, prévoyance cadres, DPAE) dépendent du SMIC ou du plafond Sécurité sociale et sont donnés en ordre de grandeur 2026.