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Emploi des seniors : ce qui change en 2026

Nouveau contrat, négociation obligatoire, retraite progressive facilitée : la réforme des « salariés expérimentés », triée entre ce qui s'applique déjà et ce qui arrive.

⏱ 8 min de lecture· À jour au 13 septembre 2026· Sources Légifrance
Emploi des seniors
Ce qui change

Déjà en vigueur, ou à surveiller ?

Filtrez les mesures selon leur statut réel. On ne mélange pas ce qui s'applique et ce qui arrive.

Négociation obligatoire « salariés expérimentés »En vigueur
Obligatoire au niveau des branches (tous les 3 ans) et des entreprises d'au moins 300 salariés (3 ou 4 ans), sur 4 thèmes : recrutement, maintien dans l'emploi, fins de carrière, transmission des savoirs. Sans pénalité financière.
Contrat de valorisation de l'expérience (CVE)En vigueur
Un CDI expérimental pour embaucher un demandeur d'emploi d'au moins 60 ans (57 par accord de branche), avec une mise à la retraite facilitée. Ouvert jusqu'au 24 octobre 2030.
Retraite progressive dès 60 ansEn vigueur
Accès abaissé à 60 ans depuis le 1er septembre 2025. Le refus de l'employeur doit être justifié, et son silence pendant 2 mois vaut accord.
Entretien de parcours professionnel + volet fin de carrièreEn vigueur
L'ex-entretien professionnel passe à tous les 4 ans, avec un volet fin de carrière dans les 2 ans précédant le 60e anniversaire (temps partiel, retraite progressive).
Seconde pension via le cumul emploi-retraite intégralEn vigueur
Depuis 2023, reprendre une activité en cumul intégral génère de nouveaux droits et une seconde pension de base (plafonnée à 5 % du plafond Sécu).
Nouvelle périodicité des entretiens : bascule au 1er octobre 2026À surveiller
Les accords collectifs en cours portant sur la périodicité des entretiens doivent se mettre en conformité avec le nouveau rythme (4 ans / 8 ans) à compter du 1er octobre 2026.
Réforme du cumul emploi-retraite : au 1er janvier 2027À surveiller
La loi de financement de la Sécurité sociale 2026 réforme le cumul emploi-retraite à compter de 2027, avec un décret d'application encore attendu.

Réforme issue de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 (transposition de l'ANI du 14 novembre 2024). À jour 13 septembre 2026.

Le contrat de valorisation de l'expérience (CVE)

Le « CDI senior » expérimental créé pour lever les freins à l'embauche des plus de 60 ans.

Un CDI, dès 60 ans
Pour un demandeur d'emploi inscrit à France Travail, d'au moins 60 ans (57 par accord de branche), non employé dans l'entreprise depuis 6 mois.
Mise à la retraite facilitée
L'employeur peut mettre le salarié à la retraite dès l'âge du taux plein automatique, sans attendre 70 ans.
Un avantage social
Exonération de la contribution patronale sur l'indemnité de mise à la retraite (jusqu'à fin 2028).
Expérimental jusqu'en 2030
Les contrats peuvent être conclus jusqu'au 24 octobre 2030.

Un décret d'application peut préciser certains points : à vérifier avant mise en œuvre.

Partir en douceur, ou continuer

Deux dispositifs pour aménager la fin de carrière et l'après.

La retraite progressive
Travailler à temps partiel (40 % à 80 %) en touchant une fraction de sa pension, dès 60 ans depuis septembre 2025. Il faut au moins 150 trimestres. L'employeur doit motiver un refus, et son silence pendant 2 mois vaut accord.
Le cumul emploi-retraite
Reprendre une activité en touchant sa retraite. En cumul intégral (toutes pensions liquidées + âge du taux plein), aucune limite de revenus, et depuis 2023 l'activité génère une seconde pension (plafonnée à 5 % du plafond Sécu).
Le dialogue social

La négociation obligatoire « seniors »

Branches (tous les 3 ans) et entreprises d'au moins 300 salariés : négocier, après diagnostic, sur quatre thèmes. Sans pénalité financière, mais l'obligation est réelle.

Recrutement des seniors
Comment attirer et embaucher les salariés expérimentés.
Maintien dans l'emploi
Prévenir l'usure, adapter les postes, sécuriser les parcours.
Aménagement des fins de carrière
Temps partiel, retraite progressive, accompagnement.
Transmission des savoirs
Mentorat, tutorat, mécénat de compétences.
À ne pas confondre : la pénalité de 1 % de la masse salariale ne concerne que l'égalité femmes-hommes, pas les seniors.

Les âges clés

Les rendez-vous d'une carrière, côté fin de parcours.

≈ 45 ans
Visite médicale de mi-carrière
< 60 ans
Entretien de fin de carrière (dans les 2 ans avant 60 ans)
60 ans
Accès à la retraite progressive
62-64 ans
Âge légal de départ (selon l'année de naissance)
67 ans
Âge du taux plein automatique

Les questions qu'on nous pose

C'est un CDI expérimental créé par la loi du 24 octobre 2025 pour favoriser l'embauche des seniors. Il vise un demandeur d'emploi d'au moins 60 ans (57 ans si un accord de branche étendu le prévoit), inscrit à France Travail, ne pouvant pas encore bénéficier d'une retraite à taux plein, et non employé dans l'entreprise au cours des 6 derniers mois. Sa particularité : l'employeur peut mettre le salarié à la retraite dès qu'il atteint l'âge du taux plein automatique, avec une exonération de la contribution patronale sur l'indemnité de mise à la retraite (jusqu'à fin 2028). Le dispositif est ouvert jusqu'au 24 octobre 2030.

Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible dès 60 ans, sans condition d'année de naissance (décret n° 2025-681). Elle permet de travailler à temps partiel (entre 40 % et 80 %) tout en percevant une fraction de sa pension, sous réserve d'avoir au moins 150 trimestres. L'employeur doit motiver un éventuel refus, et son silence pendant deux mois vaut accord.

Non. La loi impose une obligation de négocier (avec diagnostic préalable) au niveau des branches et des entreprises d'au moins 300 salariés, mais elle ne prévoit aucune pénalité financière autonome en l'absence d'accord. À ne pas confondre avec la pénalité de 1 % de la masse salariale, qui, elle, concerne uniquement l'égalité professionnelle femmes-hommes.

Oui, mais uniquement dans le cadre du cumul intégral (toutes les pensions liquidées et âge du taux plein atteint). Depuis le 1er septembre 2023, l'activité poursuivie génère une seconde pension de retraite de base, plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale. Un délai de carence de six mois s'applique si l'on reprend chez son dernier employeur.

Au niveau de l'entreprise, l'obligation de négocier vise les entreprises et groupes d'au moins 300 salariés, tous les 4 ans en présence de délégués syndicaux (3 ans à défaut). Les branches négocient tous les 3 ans, et peuvent prévoir un plan d'action type applicable aux entreprises de moins de 300 salariés.

Sources

Mesures et statuts vérifiés aux sources officielles (Légifrance, service-public, URSSAF, L'Assurance retraite, France Travail), à jour au 13 septembre 2026.

Plusieurs mesures renvoient à des décrets d'application ou entrent en vigueur en 2027 : à revérifier avant mise en œuvre. Les montants indexés (plafond Sécu, SMIC) évoluent chaque année.

Anticipez les fins de carrière.

Heldert suit les âges clés de vos salariés, prépare les entretiens de fin de carrière et vous alerte sur vos obligations.

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